Sao Paolo, Rio, c’est vraiment au Brésil

Si l’on s’en tient à la seule logique météo-géographique, pendant que la France rentre dans son hiver, ses problèmes de sans abris qui ont si froid et de banlieues qui ont si chaud…, l’hémisphère sud, et donc le Brésil, devrait accéder à l’été, saison du bonheur, des chaleurs climatiques, ou artificielles sur la plage avec par exemple les filles au derrière à peine ficelé, mais les seins couverts, parce que le topless était autrefois une coquetterie des esclaves, donc ça ne se fait pas… Bref, normalement, c’est la bonne saison pour venir ici se pavaner sur les Traces de Corto.
Moyennant quoi, depuis que j’ai mis les pieds au Brésil, il pleut, tous les jours, et surtout quasiment toute la journée ! Bon, ce n’est évidemment pas pour me faire bronzer que je mène cette difficile enquête aux quatre coins de la planète, mais c’est quand même plus agréable de travailler sur de bonnes bases que dans l’adversité, non ?? Voilà, cette petite diatribe faite contre un dieu du beau temps aux abonnés absents, il est comme temps de parler un peu de ce qui m’a mené de Saint-Paul à Riom… whaou le voyage… pardon, de
Sao Paolo à Rio de Janeiro. Et bien la raison en est simple : c’était juste sur la route de Colonia en Uruguay à Salavador de Bahia, prochaine étape des aventures de Corto. Du coup, joignant l’utile à l’agréable, je me suis arrêté chaque fois deux ou trois jours pour dire bonjour !
Et décidément, les expatriés sont fantastiques ! C’est une vérité que j’expérimente régulièrement depuis mon départ, mais cela ne cesse de m’émouvoir. A Sao Paolo, j’avais les coordonnées de Sonia, l’ex-collaboratrice d’un mien cousin (encore un), qui vit ici depuis trois ans avec Marco, son italien de mari. Et bien, alors que j’arrivais dans une période un peu critique, l’accueil fut des plus chaleureux. Et finalement tout s’est bien passé : l’opération de la chienne fut un vrai succès !! (je plaisante Sonia, je sais que ça ne te travaillait pas tant que ça)
J’ai également profité de cette halte pour rendre visite à la fameuse « tante d’Amérique » ! Installée en Amérique Latine depuis 1951, cette dame vive et alerte de 85 ans me rappelle indiscutablement mon grand-père paternel, dont elle était très opportunément la sœur cadette, soit dit en passant ! Alors, voilà, je ne vais pas rentrer dans le détail de nos discussions, cela ne regarde que nous, mais c’était un très bon moment passé à se connaître, à apprendre l’histoire de notre famille, celle qui entoure la seconde guerre pour ma part, tout ce qui s’est passé depuis son dernier aller-retour en France, il y a bien 20 ans maintenant, pour la sienne. Plaisir aussi de faire la connaissance d’un cousin issu de germain en la personne de Marc, l’aîné de ses petits enfants, né en France, mais résidant au Brésil depuis l’âge de 4… mois.

Voilà pour Sao Paolo. Direction Rio. Est-il besoin de parler des 6 heures de bus ? Pas vraiment, c’est tellement
court qu’on ne voit pas quoi relever, sinon peut-être l’espèce de débile qui chantait en écoutant son walk-man, mais c’est tellement insignifiant que cela ne mérite sans doute pas une ligne…. Rio, donc. J’ai quitté Sao Paolo sous la pluie, l’ai rappelé, avec cette parole encourageante de Marco, mon hôte : « j’ai vou la météo, il fait plou beau sur Rio » (je charrie, mais attention, c’est lui qui m’a dit qu’il n’avait jamais soigné son accent !) Et bien c’est vrai. Arrivé au sec à Rio. Un peu lourd, certes, mais sec ! Ca n’a évidemment pas duré. Le temps de joindre Jacques, un ami d’un cousin (tiens donc) qui tient là une petite pension (www.lamaisonario.com) que je recommande vivement à tous ceux qui souhaite passer quelques jours paisibles à deux pas de la plage d’Ipanema, c’était le déluge. Et ça n’a pratiquement pas cessé des trois jours passés là. Si, quand même, le temps d’aller faire un petit bonjour au Christ Rédempteur qui me tendait les bras, depuis le salon d’où je regardais pleurer les nuages. Plutôt mignon d’ailleurs, ce Cristo… Enfin, ce que j’en dis…
Et voilà… Rio c’est fini, aussi. C’est Corto qui m’appelle, et pas n’importe où : Bahia de Tous les Saints, capitale de l’Afrique en Amérique du Sud, aux plages enchanteresses, aux rythmes infernaux, aux cérémonies endiablés… Bref, une bien belle étape en perspective !
Remontons vers la part Africaine du Brésil, Salavador de Bahia...
ou bien retour en Uruguay,
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